mercredi 26 mai 2010

Apichatpong : par la grande porte !

Il n'y a pourtant rien d'étonnant à ce que Apichatpong Weerasetakul remporte la palme d'or au festival de Cannes. Car s'il y avait UN bon film projeté ce n'était certainement pas le Mike Leigh ou quelque autre navet soutenu par l'immonde Lambert Wilson et filmé par l'insignifiant et lourdeau Xavier Beauvois.. ça c'est sur ! Reste une surprise, que Cannes, ce festival malsain au possible et si ringuard ne se trompe pas et récompense le film le plus légitime, voilà qui m'étonne ! Je n'ai vu aucun film bien entendu, mais cela faisait deux jours que m'étant intéressé de près à la selection, j'étais persuadé que Weerasetakul la méritait. Pourquoi ? Il me suffit de vous répondre que j'ai vu « Tropical Malady » et « Syndrome and a century » et vous inviter à en faire autant, vous comprendrez illico la qualité de son cinéma.



On a pas fini d'en rire. De l'à coté de la plaquisme des critiques de cinéma. Du haut de leur donjon canal plus, le grand journal, ils lançent des projectiles enflammés sur nos âmes d'enfants désireux de beauté. Au bout d'une semaine de festival, ils trouvent les films « trop lents », ou « trop bavard ». Il faut les comprendre ... avec la gueule de bois le silence ça endors et le bruit, ça fait mal. Ils sont dans les bonnes conditions pour juger nos critiques ! En sortie de boite, comme le français moyen, qui se précipite vers le cinéma en ralant que c'est trop lent, il est pressé notre critique n'apprécie pas des oeuvres pas assez bien pour lui, on se moque de lui, comprenez-le. À coup de « Palmomètre » (sic), les beigbeder et autres assassinent les pellicules à peine sorties du four. Une question subsiste, faut-il préférer la stupidité du Figaro qui ne comprends rien du tout au film ou l'hypocrisie des autres qui n'avaient pas aimé et retournent leur veste au dernier moment ?

L'équipe de critiques du Palmomètre : tous coupable !

Il ne suffit pas de classer dans la catégorie bobo, des films qui ne le sont pas, mais sont censé l'être, je parle pour Eric Neuhoff qui est quand même un idiot notoire. Car les vrais cons c'est ceux qui prennent un festival de cinéma pour la fête du Slip, la dévalorisation des biens dont la valeur réside dans leur statut symbolique, ce n'est plus de l'industrie culturel mais du déni de tout. Le jury lui, échappe à l'alcool et autres tentations, forme un entité quasi mystique au sein de cette débauche et investit d'une mission, sauve l'art, en tout cas aujourd'hui. C'est sûr, il est plus que temps que s'arrête cette supercherie... dans un monde parfait, ce serait interdit. Mais voilà comme chacun sait c'est loin d'être le cas. Laissons ces imbéciles nous guider encore...

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